SARAM (HISTORIQUE)

BRONZAVIA

A l'origine,un ingénieur créa un nouveau type de bougie d'avion dont les performances étaient très supérieures à la concurrence. Ce fut un très grand succès et une usine fut construite pour satisfaire la demande sous le nom de BRONZAVIA. Cette société grossit très vite et se diversifia avec d'autres départements consacrés aux équipements d'avion : matériel radio, optique, inhalateurs d'oxygène et alimentation, admission, échappements, allumage des moteurs.

Le matériel radio du début a aussi porté le nom d'AERO-RADIO. Ci-dessous quelques postes construits avant 1938 :

Avec BRONZAVIA - 3 rue Magellan à Paris :

  • E/R 536 marché Air 872-5. Couvre la gamme de 45 à 120 mètres. Les lampes étaient à chauffage 24 volts et le tube de puissance était spécial BRONZAVIA.

Avec BRONZAVIA - 207 boulevard Saint Denis à Courbevoie :

  • E/R 150A marine équipé de 2 récepteurs et de 2 émetteurs. Couvre 2 gammes : 25 à 75 mètres et 500 à 1500 mètres. Le tube d'émission était aussi à chauffage direct 24 volts spécial BRONZAVIA.
  • Emetteur 160 avec  gammes 25 à 65 m et 500 à 1500 m. Ces matériels étaient impressionnants par leurs dimensions et poids.

SARAM

La société SARAM : Société d'Applications Radioélectriques à l'Aéronautique et à la Marine était une entreprise spécialisée dans l'étude et la réalisation de matériels radioélectriques destinés à l'équipement d'avions. Certains de ces appareils convenablement aménagés et alimentés, pouvaient être utilisés au sol ou à bord de bateaux.


Créé par Monsieur MERLES, né le 04/01/1905 à Ambert (Puy de Dôme). Il fait ses études au collège Godefroy de Bouillon de Clermont Ferrand puis au Lycée Saint Louis à Paris et sort diplômé de l'Ecole supérieure d'Electricité.

Ingénieur à la Télégraphie Militaire(1930-1934) puis à la société Bronzavia (1934-1936), il crée la SARAM en 1936.

En 1949 Bronzavia ne réglant plus les royalties dues pour la license SARAM, il décide de créer une société de production qui lui appartiendra. C'est OMERA (Optique,Mécanique et Radio) qui construira le matériel SARAM mais aussi celui d'une société soeur, la SEPHOT (société d'études photographiques). En 1959 n'ayant pas d'enfants, il décide de céder 70% d'OMERA à TRT et en 1969 les 30% restants. En 1979, SARAM est cédée a SINTRA (ALCATEL). Il fut aussi administrateur de la Société d'électricité et de Piézoélectricité (SEPE). Officier de la Légion d'Honneur, Commandeur de l'Ordre National du Mérite, Médaille de l'Aéronautique, Monsieur MERLES est resté PDG de SARAM jusqu'en 1982.

Nota : Contrairement à la plupart des sociétés concurrentes de l'époque qui réalisaient leurs études sous contrat payé par l'état, Monsieur MERLES finançait les études sur fonds propres et la société vivait des royalties lorsque le matériel avait été choisi.

Sur SARAM et Monsieur MERLES, voir un rapport des activités du CEAM (1945-1985) pages 92 et 93.

Elle est d'abord implantée à la Garenne Colombe puis à Asnières au 9 et 11 rue Hector Gonzalgue Fontaine dans des locaux plus vastes.

O.M.E.R.A

  • MERA SEGID
  • OMERA

La société O.M.E.R.A Segid située depuis 1950 au 49, rue Ferdinand Berthoud à Argenteuil y restera jusqu'à la fin des années 80.

Après la vente totale d'OMERA par SARAM, TRT s'est engagé dans l'étude de l'E/R UHF du futur et SARAM continua ses études UHF mais au ralenti :

  • 1968  E/R  UHF : 238 à 248 Mhz - 3 fréquences pilotées par quartz  (6 prototypes construits). Cet appareil a été étudié a la demande de DASSAULT pour l'équipement des Mirages destinés au 4 pays du nord de l'Europe. Il s'agissait d'un appareil de détresse donc a performances très élevées. Il devait être construit par la société SABCA (DASSAULT / FOKKER) à Charleroi. Mais l'avion YF16 ayant été choisi, il n'y avait plus de débouchés. La fiabilité garantie, supérieure aux équipements habituels a été confirmée par un essai au sol de longue durée au CEAM : E/R alternée jour et nuit pendant plus d'un an sans panne.
  • 1977  E/R  7 75 : 225 à 400 Mhz - 7000 canaux. Cet appareil a servi de base pour l'étude suivante.
  • 1980 E/R  7 82 : 25 watts en émission, destiné à la rénovation de l'avion Marine BREGUET-ATLANTIQUE. Cet appareil utilisait un grand nombre de procédés de modulation. La SINTRA qui venait d'acheter SARAM disposant d'ingénieurs très compétents dans ces domaines réalisa le modulateur et SARAM le reste sauf l'alimentation multitensions étudiée par les spécialistes de SOMELEC.


Ce poste SARAM / SINTRA a été choisi par la Marine parmi les trois concurrents de l'époque : SOCRAT, AEROSPATIALE et SARAM / SINTRA.

Ce sera la dernière victoire de la SARAM.