MICS RADIO

PREAMBULE

Il y a une dizaine d'années, j'étais entré en contact avec Christiane F5SM qui avait accepté d'écrire un texte sur son père Pierre F9AF et les activités de MICS Radio. Ce texte était paru sur un mon ancien site aujourd'ui disparu et il m'a semblé opportun de le republier.

Je la remercie pour tous les éléments qu'elle m'avait communiqué.

HISTOIRE

Pierre MICHEL, F9AF

MICS RADIO S.A société fondée à Auxerre par Pierre MICHEL, F9AF, a conçu et produit de nombreux matériels pour les radioamateurs mais aussi pour les professionnels.

C'est à 16  ans que Pierre F9AF, alors apprenti menuisier, faisait la découverte de l'électricité. On était en 1928 et cette année-là, le 28 novembre, était réalisée la première liaison sur ondes courtes par Messieurs Léon Deloy, 8AB et Schnelle, 1MO, entre la France d les Etats-unis.

Passer de l'électricité à la radio n'était pas aussi évident que cela puisse paraître aujourd'hui. On en était alors aux postes à galène et aux postes à accus. C'est au régiment, vers 1932, puis dans sa période de mobilisation, que Pierre F9AF allait s'adonner pleinement à la radio en effectuant des montages.

Egalement, en étroite collaboration avec un autre radioamateur de ses amis, il était chargé du brouillage des émissions allemandes du département de l'Yonne. En décembre 1943, les deux amis montèrent deux émetteurs minuscules pour assurer la liaison avec Londres. Par la suite, une cinquantaine de ces postes furent construit, tant pour la zone nord que pour la zone sud. . . . Et la joie d'annoncer à Londres la libération de leur département.

Rendu à la vie civile, Pierre F9AF resta quelque temps salarié avant de s'installer à son compte, non pas comme radioamateur mais comme fabricant de postes de radio classiques.

Et Pierre F9AF, apprenti menuisier, mais fils d'ingénieur électricien, de radioamateur allait devenir fabricant français de matériel. Son nom allait être connu de tous les radioamateurs français et même étrangers. Ses émetteurs- récepteurs professionnels (l-OC100 / 1-(X)50) ont équipé les exploitations forestières d'Afrique et de Madagascar. Sans oublier les émetteurs sol-air pour aéro-clubs ainsi que ceux des tracteurs d'avion d'Air-Inter d'Orly. Ses blocs à lampes, puis à transistors ont émerveillé plus d'un radioamateur de tous ages et de tous niveaux !

Le virus était en lui et n'allait plus le quitter. Son plus beau souvenir : une heure de liaisons un 1er janvier, avec un Russe d'Odessa.

Pour lui, il existait deux sortes de radioamateurs : celui qui prend plaisir à effectuer des liaisons et celui qui recherche et construit. Il appartenait à la seconde catégorie. N'en avait-il pas fait son métier ? Et cela répondait à la demande de la 1ère catégorie ! Il a laissé de nombreux prototypes, en particulier un transceiver décamétrique, dont les modules on permis à Thomson-Coopération de réaliser des tables pédagogiques pour la formation d'ingénieurs et de techniciens en communications radioélectriques HF.